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Je suis fermement convaincue que, chaque jour de notre vie, des dizaines d’opportunités cognent à notre porte. Une rencontre, une promotion, un voyage, une maladie, un échec, une passion, … La plupart du temps, nous les laissons filer sans même nous en apercevoir. Nous sommes tellement pris dans notre carrière, nos performances, notre nouvelle voiture, notre métro qui arrive, que nous ne sommes pas à l’écoute. D’autres fois, nous choisissons volontairement de les ignorer. Pourquoi se donner la peine? Mais lorsque nous décidons d’en capturer une au vol, il faut souvent se mouiller, faire des changements et fournir des efforts.

Il y a un an, je me préparais à quitter la côte Ouest américaine, après plus de trois ans de bonheur à Seattle, pour revenir à Montréal sur mon vélo. J’aurais pu rester, garder mon emploi là-bas, mais je me serais enracinée… J’étais mûre pour sauter de la falaise afin de ne pas me réveiller dans dix ans avec cette amère pensée de « j’aurais donc dû… ». Alors j’ai quitté mon boulot, ai chargé mon vélo et suis partie sur une superbe aventure de 10 000 kilomètres, toute seule.

C’est à mon arrivée à Montréal que j’ai découvert http://unelonguemarche.ca. Ça m’a pris plusieurs mois, mais j’ai fini par y découvrir une incroyable opportunité. Marcher, rencontrer les locaux, tisser des liens, découvrir de nouveaux paysages… bref, continuer sur mes deux pieds ce que j’avais commencé sur ma selle. Et cette fois-ci, je n’avais plus envie d’être seule. J’avais aussi le projet de rajouter une dimension au périple, celle de documenter pour mieux partager.

En mai 2010, je pars pour le Sud! Avec l’idée d’arpenter un type de sentier inconnu, ceux de l’Alabama et de la Floride en pleine chaleur, dans les marécages, avec les moustiques et en compagnie de Spaz, je vais ensuite reprendre la route sur la pointe Nord de Terre-Neuve pour tenter le thru-hike du Sentier international des Appalaches (SIA) jusqu’au Mont Katahdin, dans le Maine. Vous venez avec moi?

On utilise souvent l’expression « aller jusqu’au bout de ses rêves ». C’est en tentant d’accomplir l’exploit qu’on se rend compte qu’il y a un problème avec cette dernière phrase. Ce « bout » des rêves n’existe pas… lorsqu’on pense pouvoir l’effleurer du bout des doigts, il fait un grand bond plus loin pour faire durer le plaisir. Et c’est bien tant mieux!

Pour communiquer avec moi: jlabrecque@unelonguemarche.ca

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