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Jour 377,refuge de St. Mark,Floride,5950 km –La suite

p1020114La journée du lendemain fût splendide! GW et sa copine Hollie sont venus me prendre au campement et nous avons passé une excellente journée à la rivière,puis au gigantesque BBQ et finalement j’ai eu droit à un petit tour guidé du coin. J’ai passé le plus clair de cette journée avec Kelsey,la fille de GW. Disons que mon moral à été surboosté. Nager,bien manger et visiter le coin en bonne compagnie,quel bonheur! J’ai aussi acheté un brin de sécurité,un cellulaire. Oui,j’arrive presque à la hauteur de la technologie d’aujourd’hui avec un cellulaire cheap du Walmart.

Ainsi,le lendemain,c’est avec un resplendissant sourire que j’ai commencé à marcher dans les marais. Je m’enfonce jusqu’aux genoux et ça me fait rire,héhéhé! Tranquillement et tristement mon moral devient tout noir. Plus la journée avance,plus je suis faible et étourdi,encore. J’évite de justesse les serpents du coin et me fait mordre par un paquet de tiques. Les tiques peuvent être porteuses de la maladie de Lyme. Celle maladie vous transforme en légume avec le temps. C’est plutôt rare qu’une tique est porteuse,mais ça fait peur quand même. J’arrête à la brunante devant un petit étang rouge-brun. Je ne vois pas bien les bords de l’étang,il fait sombre. Un alligator pourrait bien me prendre pour un chevreuil,alors je reste sur place durant la nuit et le traverse au matin.

Un paysage pas très différent m’attend dans la forêt du refuge national de St. Mark,le lendemain. Des pins blancs au tronc noirci et des mini-palmiers alignés à perte de vue. Ici,le sentier passe tout près du golfe du Mexique et c’est probablement la meilleure vue que j’aurai pour un temps. Les palmiers y sont matures et les herbes très longues. Qui dit herbes longues dit aussi tiques. Pas tics,TIQUES!!!! Je retire environ sept tiques de mes jambes aux quinze minutes. Je passe un temps interminable à m’examiner pour déceler les plus petites. Par trois fois,des milliers de mini-tiques sont montées sur mes jambes et mes bras. Ce qui signifie donc que par trois fois,je suis passé à travers leurs nids. Les adultes sont faciles à enlever mais les mini sont tellement mini que j’en oublie des dizaines. Puis le sentier est disparu.

Ma boussole semble s’être inversée et je retourne sur mes pas sans faire exprès. Alors là,je me suis dit que j’allais suivre la route pour rejoindre la prochaine croisée des chemins,trouver une place pour me laver et rester loin des tiques pour un temps.

Je marche jusqu’au dépanneur et profite de la salle de bain et du miroir pour faire le check anti-tique. J’ai été ÉPOUVANTÉ! Des centaines de tiques,la tête bien enfoncée sur chacune de mes chevilles. Elles sont tellement petites qu’elles ont réussi à passer au travers de mes bas! Là je me suis dit que ça n’avait  pas de bon sens. Je marchais au beau milieu d’un site de reproduction de tiques et de serpents venimeux,passant d’un trou de bouette à l’autre,sans paysage,sans vue,sans compagnie,avec une santé qui est so-so (étourdissement et fatigue depuis près de trois semaines). C’en est assez,je quitte le sentier et je vais à la plage. Ce n’est pas intéressant ici. Je dois refaire le plein d’énergie.

Aussi,le roadwalk ne m’intéresse plus (la Floride c’est +50% de marche sur la route). Mon rêve était de marcher en montagne et en forêt. Jusqu’ici,ça été une belle randonnée,mais tristement je suis arrivé à la décision d’arrêter de marcher sur le ECT.  Fini la route,fini la bouette et les serpents venimeux/tiques/crocos,à moi de nouveaux défis!

C’est à suivre.

Simon (Spaz)

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